Citations de Jean de La Fontaine


Découvrez un proverbe, une phrase, une parole, une pensée, une formule, un dicton ou une citation de Jean de La Fontaine issus de romans, d'extraits courts de livres, essais, discours ou entretiens de l'auteur. Une sélection de 520 citations et phrases de Jean de La Fontaine .

Jean de La Fontaine

Jean de La Fontaine
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520 citations (Page 1 sur un total de 27 pages)

Votre compassion, lui répondit l'arbuste,
Part
d'un bon naturel ; mais quittez ce souci.
Les
vents me sont moins qu'à vous redoutables.
Je
plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu'ici
Contre
leurs coups épouvantables
Résisté
sans courber le dos ;
Mais
attendons la fin. » Comme il disait ces mots,
Du
bout de l'horizon accourt avec furie
Le
plus terrible des enfants
Que
le Nord eût portés jusque-là dans ses flancs.
L
'arbre tient bon ; le roseau plie.
Le
vent redouble ses efforts,
Et fait si bien qu'il déracine
Celui de qui la tête au ciel était voisine,
Et dont les pieds touchaient à l'empire des morts.
Fables (1668 à 1694), Livre premier, XXII, le Chêne et le Roseau de
Jean de La Fontaine


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Le chêne un jour dit au roseau :
« Vous avez bien sujet d'accuser la nature ;
Un roitelet pour vous est un pesant fardeau.
Le moindre vent qui d'aventure
Fait rider la face de l'eau
Vous oblige à baisser la tête :
Cependant que mon front, au Caucase pareil,
Non content d'arrêter les rayons du soleil,
Brave l'effort de la tempête.
Tout vous est aquilon, tout me semble zéphyr.
Encor si vous naissiez à l'abri du feuillage
Dont je couvre le voisinage,
Vous n'auriez pas tant à souffrir :
Je vous défendrais de l'orage.
Mais vous naissez le plus souvent
Sur les humides bords des royaumes du vent.
La nature envers vous me semble bien injuste.
Fables (1668 à 1694), Livre premier, XXII, le Chêne et le Roseau de
Jean de La Fontaine


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Il fût devenu fou ; la raison d'ordinaire
N'habite pas longtemps chez les gens séquestrés :
Il est bon de parler, et meilleur de se taire,
Mais tous deux sont mauvais alors qu'ils sont outrés.
Fables (1668 à 1694), Livre huitième, X, l'Ours et l'Amateur des jardins de
Jean de La Fontaine


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Certain Ours montagnard, Ours à demi léché,
Confiné par le sort dans un bois solitaire,
Nouveau Bellérophon vivait seul et caché :
Il fût devenu fou ; la raison d'ordinaire
N'habite pas longtemps chez les gens séquestrés :
Fables (1668 à 1694), Livre huitième, X, l'Ours et l'Amateur des jardins de
Jean de La Fontaine


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Qu’on me rende impotent, cul-de-jatte, goutteux, manchot, pourvu qu’en somme je vive, c’est assez, je suis plus que content. « Ne viens jamais, ô Mort; on t’en dit tout autant. »
La Mort et Le Malheureux, I, 15 de
Jean de La Fontaine


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Si Dieu m’avait fait naître propre à tirer marrons du feu, certes marrons verraient beau jeu.
Le Singe et le Chat, IX, 17 de
Jean de La Fontaine


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Les fables ne sont pas ce qu'elles semblent être ;
Le plus simple animal nous y tient lieu de maître.
Fables (1668 à 1694), Livre sixième, I, le Pâtre et le Lion - le Lion et le Chasseur de
Jean de La Fontaine


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La Discorde a toujours régné dans l'univers ;
Notre monde en fournit mille exemples divers.
Fables (1668 à 1694), Livre douzième, VIII, La Querelle des chiens et des chats ... de
Jean de La Fontaine


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C'est de l'homme qu'il faut se plaindre seulement.
Fables (1668 à 1694), Livre dixième, VII, La Perdrix et les Coqs de
Jean de La Fontaine


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Apprendre à se connaitre est le premier des soins
Qu'impose à tout mortel la sagesse suprême.
Fables (1668 à 1694), Livre douzième, XXIX, le Juge arbitre, l'Hospitalier et le Solitaire de
Jean de La Fontaine


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Faut-il que l'amour-propre aveugle les esprits !
Fables (1668 à 1694), Livre quatrième, III, la Mouche et la Fourmi de
Jean de La Fontaine


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Entre amis, il ne faut jamais qu'on s'abandonne
Aux traits d'un courroux sérieux.
Fables (1668 à 1694), Livre douzième, II, Le Chat et les deux Moineaux de
Jean de La Fontaine


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Le temps est cher en amour comme en guerre.
Contes et nouvelles en vers (1665-1674), L'Oraison de Saint Julien de
Jean de La Fontaine


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Le seul plaisir est ce que l'on souhaite.
Contes et nouvelles en vers (1665-1674), Les Rémois de
Jean de La Fontaine


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L'ingratitude est mère de tout vice.
Contes et nouvelles en vers (1665-1674), le Faiseur d'Oreilles de
Jean de La Fontaine


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L'enseigne fait la chalandise.
Fables (1668 à 1694), Livre septième, XV, le Chat, la Belette, et le petit Lapin de
Jean de La Fontaine


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L'absence est aussi bien un remède à la haine
Qu'un appareil contre l'amour.
Fables (1668 à 1694), Livre dixième, XI, les Deux Perroquets, le Roi et son Fils de
Jean de La Fontaine


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Arrière ceux dont la bouche
Souffle le chaud et le froid !
Fables (1668 à 1694), Livre cinquième, VII, le Satyre et le Passant de
Jean de La Fontaine


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Lorsque sur cette mer on vogue à pleines voiles,
Qu'on croit avoir pour soi les vents et les étoiles,
Il est bien malaisé de régler ses désirs.
Elégie aux nymphes de Vaux de
Jean de La Fontaine


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Garde-toi, tant que tu vivras, de juger des gens sur la mine.
Fables (1668 à 1694), Livre sixième, V, Le Cochet, le Chat, et le Souriceau de
Jean de La Fontaine


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Les 400 ans de la naissance de La Fontaine


LesLa Fontaine est mondialement connu pour être l'un des plus grands fabulistes de tous les temps. Le 08 juillet 2021 on fête les 400 ans de la naissance de La Fontaine à Château-Thierry. La date de naissance du fabuliste est d'ailleurs connue de manière assez approximative. « Nous possédons son acte de baptême au musée, enregistré le 8 juillet 1621. Mais à l'époque, on enregistrait seulement les baptêmes, très rapidement après la naissance. Il est donc né le 8 ou la veille, le 7 », explique Nicolas Rousseau, directeur du pôle muséal de Château-Thierry, comprenant le musée Jean de La Fontaine. C'est en s'inspirant des fabulistes de l'Antiquité gréco-latine et en particulier d'Ésope qu'il écrit les Fables qui font sa renommée.

Le 8 avril 2021 a marqué le lancement du 400e anniversaire de la naissance de Jean de La Fontaine dans sa ville natale, Château-Thierry. Le maire de Château-Thierry, Sébastien Eugène, déclare que ces commémorations sont l'occasion « de mieux connaître la personnalité et l’œuvre de Jean de La Fontaine ». Ces commémorations célèbrent l’œuvre de Jean de La Fontaine, ses sources d’inspirations diverses, le patrimoine littéraire transmis au monde francophone et au-delà, ainsi que toute la diversité linguistique et artistique suscitée par l’appropriation de ses écrits : « Diversité c’est ma devise », tels étaient les mots de Jean de La Fontaine. La Fontaine avait composé lui-même son épitaphe - Jean de La Fontaine, Contes et nouvelles en vers, t. 2, Barraud, 1874 - où il s'attribue un caractère désinvolte et paresseux. Cette paresse revendiquée peut être associée à la facilité de ses œuvres, qui n'est pourtant qu'apparente :

« Jean s'en alla comme il était venu,
Mangeant son fonds après son revenu ;
Croyant le bien chose peu nécessaire.
Quant à son temps, bien sçut le dispenser :
Deux parts en fit, dont il souloit passer
L'une à dormir, et l'autre à ne rien faire. »

Quelques vers de Jean de La Fontaine devenus proverbes


  • Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute. (Le Corbeau et le Renard, l, 2)
  • La raison du plus fort est toujours la meilleure. (Le Loup et l’Agneau, l, 10)
  • Si ce n’est toi, c'est donc ton frère. (Le Loup et l’Agneau, l, 10)
  • Plutôt souffrir que mourir, c’est la devise des hommes. (La Mort et le Bûcheron, l, 16)
  • Garde toi, tant que tu vivras, de juger les gens sur la mine. (Le Cochet, le Chat et le Souriceau, Vl, 5)
  • Je plie et ne romps pas. (Le Chêne et le Roseau, l, 22)
  • Il faut autant qu’on peut obliger tout le monde : On a souvent besoin d’un plus petit que soi. (Le Lion et le Rat, II, 11)
  • Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. (Le Lion et le Rat, II, 11)
  • Est bien fou du cerveau qui prétend contenter tout le monde et son père. (Le Meunier, son Fils et l’Âne, III, 1)
  • Ils sont trop verts, dit-il, et bons pour des goujats.(Le Renard et les Raisins, III, 11)
  • La méfiance est mère de la sûreté. (Le Chat et un vieux Rat, III, 18)
  • Petit poisson deviendra grand. (Le Petit Poisson et le Pêcheur, V, 3)
  • Un tien(s) vaut, ce dit-on, mieux que deux tu l’auras. (Le Petit Poisson et le Pêcheur, V, 3)
  • Le travail est un trésor.(Le Laboureur et ses Enfants, V, 9)
  • Rien ne sert de courir ; il faut partir à point. (Le Lièvre et la Tortue, VI, 10)
  • Aide-toi, le Ciel t’aidera. (Le Chartier embourbé, VI, 18)
  • Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. (Les Animaux malades de la peste, VII, 1)
  • Tel est pris qui croyait prendre. (Le Rat et l'Huître, VIII, 9)
  • Amour, Amour, quand tu nous tiens / On peut bien dire: Adieu prudence. (Le Lion amoureux, IV, 1)
  • Mais les ouvrages les plus courts sont toujours les meilleurs…(Discours à M. le duc de La Rochefoucauld, X, 14)
  • Que de tout inconnu le sage se méfie. (Le Renard, le Loup et le Cheval, XII, 17)
  • Il ne faut jamais vendre la peau de l’ours / Qu’on ne l’ait mis par terre (L'Ours et les deux Compagnons, V, 20)
  • Qu’on me rende impotent, cul-de-jatte, goutteux, manchot, pourvu qu’en somme je vive, c’est assez, je suis plus que content. « Ne viens jamais, ô Mort; on t’en dit tout autant. » (La Mort et Le Malheureux, I, 15)
  • Les délicats sont malheureux : rien ne sauroit les satisfaire. (Contre Ceux Qui Ont Le Goût Difficile, II, 1)
  • Si Dieu m’avait fait naître propre à tirer marrons du feu, certes marrons verraient beau jeu.(Le Singe et le Chat, IX, 17)
  • Ventre affamé n'a point d'oreilles (Le Milan et le Rossignol, IX, 18)

    Les plus célèbres citations de Jean de La Fontaine


    Amour, amour, quand tu nous tiens,
    On peut bien dire, Adieu prudence.

    Le Lion amoureux, Fables choisies, mises en vers, Jean de La Fontaine, éd. Claude Barbin & Denys Thierry, 1678, Livre IV, Fable I, p. 7


    Hélas ! on voit que de tout temps
    Les petits ont pâti des sottises des grands.

    Les Deux Taureaux et une Grenouille, Fables, Jean de La Fontaine, éd. Hachette, 1868, livre second, fable IV, p. 81


    Ce n'est pas sur l'habit
    Que la diversité me plaît ; c'est dans l'esprit.

    Le Singe et le Léopard, Fables, Jean de La Fontaine, éd. Hachette, 1868, livre neuvième, fable III, p. 575


    L’avarice perd tout en voulant tout gagner.

    La Poule aux œufs d’or, Fables, Jean de La Fontaine, éd. Hachette, 1868, livre cinquième, fable XVIII, p. 301


    Il est bon de parler, et meilleur de se taire.

    L’Ours et l’Amateur des jardins, Fables, Jean de La Fontaine, éd. Hachette, 1868, livre huitième, fable X, p. 493


    Il est bon de parler, et meilleur de se taire.

    L’Ours et l’Amateur des jardins, Fables, Jean de La Fontaine, éd. Hachette, 1868, livre huitième, fable X, p. 493


    Patience et longueur de temps
    Font plus que force ni que rage.

    Le Lion et le Rat, Fables, Jean de La Fontaine, éd. Librairie générale française, coll. « Le Livre de poche », 1992, partie Livre deuxième, XI – Le Lion et le Rat, p. 57


    — Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
    Où vous voulez ? — Pas toujours : mais qu'importe ?
    — Il importe si bien que de tous vos repas
    Je ne veux en aucune sorte,
    Et ne voudrais même pas à ce prix un trésor. »
    Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encor.

    Le Loup et le Chien Fables, Fables, Jean de La Fontaine, éd. Hachette, 1868, livre premier, fable V, p. 19


    Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages :
    Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs,
    Tout petit prince a des ambassadeurs,
    Tout marquis veut avoir des pages.

    La Grenouille qui se veut faire aussi grosse que le bœuf, Fables, Jean de La Fontaine, éd. Hachette, 1868, livre premier, fable III, p. 12


    Selon que vous serez puissant ou misérable,
    Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

    Les Animaux malades de la peste, Fables, Jean de La Fontaine, éd. Hachette, 1868, livre septième, fable première, p. 399


    La méfiance
    Est mère de la sûreté.

    Le Chat et un Vieux Rat, Fables, Jean de La Fontaine, éd. Hachette, 1868, livre troisième, fable XVIII, p. 186


    Apprenez que tout flatteur,
    Vit aux dépens de celui qui l’écoute.

    Le Corbeau et le Renard, Fables, Jean de La Fontaine, éd. Hachette, 1868, livre premier, fable II, p. 10


    Mais les ouvrages les plus courts
    Sont toujours les meilleurs.

    Discours à Monsieur le Duc de La Rochefoucauld (Les Lapins), Fables, Jean de La Fontaine, éd. Hachette, 1868, livre dixième, fable XIV, p. 686


    Les auteurs les plus importants du XVII ème siècle.

    Une Corneille, perchée sur la Racine de La Bruyère, Boileau de La Fontaine Molière : Sur la racine de la bruyère, la corneille boit l'eau de la fontaine Molière !


    Corneille, aussi appelé "Le Grand Corneille" ou "Corneille l'aîné", né à Rouen le 6 juin 1606 est mort à Paris le 1er octobre 1684.

    Racine, Jean Racine, né à La Ferté-Milon (en Picardie) le 22 décembre 1639 est mort à Paris le 21 avril 1699.

    La Bruyère, Jean de La Bruyère, né à Paris le 17 août 1645 est mort à Versailles le 10 mai 1696.

    Boileau, Nicolas Boileau, né le 1er novembre 1636 à Paris est mort le 13 mars 1711 à Paris.

    La Fontaine, Jean de La fontaine, né à Château Thierry le 08 juillet 1621 est mort à Paris le 13 avril 1695.

    Molière, ou Jean-Baptiste Poquelin, né à Paris le 15 janvier 1622, mort à Paris le 17 février 1673, fut acteur, dramaturge (auteur de pièces de théâtre), metteur en scène, directeur de troupe.


    Les Fables d'Ésope

    Ésope est un écrivain grec d'origine phrygienne, à qui l’on a attribué la paternité de la fable.

    Les fables dites d'Ésope sont de brefs récits en prose sans prétention littéraire. Il est presque certain qu'il ne les écrivait pas. La fable existait avant Ésope, mais celui-ci est devenu tellement populaire par ses bons mots qu'on en a fait le « père de la fable » : « le grec ne possédant pas de terme spécifique pour désigner la fable, le nom d'Ésope a servi de catalyseur, et ce d'autant plus facilement que toute science, toute technique, tout genre littéraire devait chez eux être rattaché à un « inventeur ». Ainsi s'explique, en partie, qu'Ésope soit si vite devenu la figure emblématique de la fable.

    Le premier recueil de fables attribuées à Ésope a été compilé par le philosophe Démétrios de Phalère vers 325 av. J.-C., un ouvrage qui a été perdu. Celui-ci a toutefois donné naissance à d’innombrables versions dont l'une a été conservée sous la forme d’un ensemble de manuscrits datant probablement du Ier siècle, collection appelée Augustana. Une des premières traductions françaises est celle faite par le Suisse Isaac Nicolas Nevelet en 1610, qui compte 199 fables. C'est le recueil qu'a utilisé La Fontaine.

    La querelle des Anciens ou des modernes


    La querelle des Classiques et des Modernes oppose deux courants distincts :

    Les Classiques, ou Anciens, menés par Boileau, soutiennent une théorie de la création littéraire qui repose sur le respect et la juste appréciation de l'héritage de l’Antiquité. D'après cette conception, c'est le jugement du public et de la postérité qui fait les chefs-d'œuvre, non pas l'opinion biaisée d'une élite de doctes ; la valeur des grands auteurs de la Grèce et de Rome se trouve confirmée par vingt siècles d'admiration universelle. Tout en reconnaissant les mérites des contemporains — Boileau prédisait que Corneille, Racine et Molière seraient acclamés comme des génies dans les temps à venir — il est aussi important de reconnaître la dimension cumulative de la culture et rendre hommage à nos prédécesseurs. Ainsi Racine traite dans ses tragédies (Phèdre par exemple) des sujets antiques déjà abordés par les tragédiens grecs, et les poètes classiques tirent des règles du théâtre classique de la Poétique d’Aristote. La métaphore des nains sur des épaules de géants illustre ce principe : en s'appuyant sur les travaux des grands hommes du passé, il est possible de les surpasser. Boileau a pour lui les plus grands écrivains français de son temps, parmi lesquels il faut tout particulièrement mentionner Racine, La Fontaine, Fénelon et La Bruyère.



    Les Modernes, représentés par Charles Perrault, soutiennent que le siècle de Louis XIV étant supérieur à tous les autres par sa perfection politique et religieuse, aboutie et indépassable, il s'ensuit que les œuvres créées par les contemporains à la gloire du Roi et de la Chrétienté sont forcément supérieures à tout ce qu'ont produit les siècles passés4,N 3. Ils militent donc pour une littérature de formes artistiques nouvelles, adaptée à l’époque moderne, complaisante envers la Cour de France respectueuse de la bienséance, zélée pour la religion, fuyant les libertés des auteurs de l’Antiquité et cherchant toujours à célébrer la monarchie et l'Église françaises. Perrault a pour lui l'Académie, le parti dévot, les salons littéraires et une foule de poètes à la mode du siècle qui sont aujourd'hui presque tous oubliés.

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